• Oula! De retour après une longue pose! Normal, à cause de ce virus ma ordi a quelques petits problèmes en ce moment ... enfin bon^^ passons aux choses vraiment intéressantes ...(et en plus c'est du deux en un!^^)

    Colma

        "Il fait nuit. Je suis seule, égarée sur l'orageuse colline. Le vent souffle dans les montagnes. Le torrent roule avec fracas de rochers. Aucune cabane ne me défend de la pluie, ne me défend, moi, qui suis abandonnée, sur l'orageuse colline.
        Ô lune! Sors de tes nuages! Paraissez, étoiles de la nuit! Que quelque rayon me conduise à l'endroit où mon amour repose des fatigues de la chasse, son arc détendu à côté de lui, ses chiens haletants autour de lui! Faut-il, faut-il que je sois assise ici seule sur le roc au-dessus du torrent aux vagues enchevêtrées! Le torrent et l'ouragan mugissent. Je n'entends pas la voix de mon amant."

    Ryno

        "Le vent et la pluie sont apaisés, le zéphir est serein, les nuages se dissipent ; l'inconstant soleil, en fuyant, éclaire la colline de ses derniers rayons ; la rivière coule toute rouge de la montagne dans la vallée. Doux est ton murmure, ô rivière! mais plus douce la voix que j'entends. C'est la voix d'Aplin ; il fait entendr eun chant funèbre. Sa tête est courbée par l'âge et son oeil rougi par les pleurs. Alpin, excellent chanteur! pourquoi, seul sur la silencieuse colline, pourquoi gémis-tu comme un coup de vent dans la forêt, comme une vague sur le rivage lointain?"


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  • Les ailes des petits enfants


    Enfants d'un jour, ô nouveaux nés,
    Petites bouches, petits nez,
    Petites lèvres demi-closes
              Membres tremblants,
              Si frais, si blancs,
              Si roses
    .

    Pour vos grands yeux effarouchés
    Que sous vos draps blancs vous cachez,          
    Pour vos sourires, vos pleurs même, 

              Tout ce qu'en vous,
              Etres si doux,
              On aime !
    C'est la voix de l'ange gardien,
    Dormez, dormez, ne craignez rien,
    Rêvez, sous ses ailes de neige,
              Le beau jaloux
              Vous berce et vous
              Protège.


    Vous êtes à toute maison
    Ce que la fleur est au gazon,
    Ce qu'au ciel est l'étoile blanche
              Ce qu'un peu d'eau
              Est au roseau
              Qui penche.
    Enfants d'un jour, ô nouveaux nés,
    Pour le bonheur que vous donnez
    A vous voir dormir dans vos langes
              Espoir des nids
              Soyez bénits !
              Chers anges !




    Lorsque sur vos chauds oreillers,
    En souriant vous sommeillez,
    Près de vous tout bas, ô merveille ! 
              Une voix dit :
              - Dors beau petit,
                Je veille.


    Enfants d'un jour, ô nouveaux nés,
    Au Paradis, d'où vous venez.
    Un léger fil d'or vous rattache
              A ce fil d'or
              Tient l'âme, encor(e)
              Sans tache.


    Mais vous avez de plus encor(e)
    Ce que n'a pas l'étoile d'or,
    Ce qui manque aux fleurs les plus belles :
              Bonheur pour nous
              Vous avez tous
              Des ailes.

                                            Alphonse Daudet

    [excusez moi, mais il y a un petit problème avec cet article, puisque je n'arrive pas à mettre d'image ... mais ça ne gâche rien au texte n'est-ce pas?]

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  • Les textes c'est aussi...des contes!  En voici un qui nous vient de Cornouailles

    Il était une fois un garçon d'une douzaine d'années que son père envoyait souvent garder les moutons sur le Frenni fach. Très tôt, un matin de juin, il emmena pour la journée le troupeau à sa pâture et regarda prudemment du haut de Frenni fawr de quel côté se dirigeaient les brumes matinales. Bien qu'il fut jeune, il savait que si le brouillard se dirigeait sur le Pembrokeshire, la journée serait belle alors que si il prenait la direction du Cardiganshire, le temps serait épouvantable. Les brumes allaient du côté du Pembrokeshire. Le garçon, tout guilleret à l'idée de la belle journée qui s'annonçait, se mit à siffloter gaiement et laissa son regard vagabonder. Il vit alors, dans le lointain ce qui lui parut être une escouade de soldats activement engagée dans une opération militaire, dont il ne pouvait rien dire au premier abord. "Ça ne peut pas être des soldats en montagne aussi tôt que cela," se dit-il après réflexion. Il grimpa donc au sommet d'une petite colline et là, il vit qu'ils étaient trop petits pour être des soldats. "Je n'arrive pas à croire que ce sont des fairies," se dit-il. Il en avait souvent entendu parler et avait déjà vu leurs anneaux féeriques, mais il n'en avait jamais vu de ses propres yeux. Sa première idée fut de courir chez lui pour en parler à ses parents. Mais il se dit qu'ils pourraient avoir disparu avant qu'il ne revienne ou que peut-être même ses parents lui interdiraient de revenir : beaucoup de gens ont peur des fairies ; aussi renonça-t-il à cette idée. Après avoir à nouveau réfléchi, il décida de s'en rapprocher le plus possible et étape après étape, il parvînt à se retrouver à courte distance des visiteurs. Il resta là un bon moment à observer leurs mouvements.
    Ces visiteurs étaient de minuscules petites personnes des deux sexes, d'une beauté comme il n'en avait jamais vue. Les uns dansaient une ronde échevelée en se tenant par la main. D'autres jouaient au chat et à la souris avec une surprenante rapidité et d'autres encore galopaient sur de petits chevaux blancs. Leurs vêtements avaient des couleurs variées, les uns blancs, les autres écarlates. Les petits hommes portaient des capuchons rouges dédoublés et les petites femmes une coiffe légère qui ondulait de manière fantastique avec la brise. Tous riaient sans retenue et semblaient parfaitement heureux.
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    Il ne leur fallut pas longtemps pour repérer le garçon. En riant, ils lui firent signe de se joindre à eux. Avec précaution, il se rapprocha petit à petit et, par mégarde, il aventura l'un de ses pieds dans le cercle. A peine l'eut-il posé que ses oreilles s'emplirent de la plus harmonieuse musique qui soit. Il posa donc l'autre pied à l'intérieur du cercle. Aussitôt, il se retrouva, non plus dans un anneau de fées sur le versant de la montagne, mais dans un magnifique palais rutilant d'or et de perles. Toutes les beautés du monde l'environnaient et tout ce qu'on pouvait imaginer en matière de plaisirs lui fut proposé. Il pouvait s'étendre là où il en avait envie et chacune de ses envies était anticipée par des jeunes filles d'une beauté sans pareille. Au lieu des tatws a llaeth, des pommes de terre au babeurre et des puddings à la farine d'avoine (flummery) auxquels jusqu'à présent il était habitué, il avait droit ici aux meilleures viandes servies sur des plats d'argent, et au lieu de la petite bière, le seul breuvage alcoolisé qu'il eut jamais goûté, il pouvait boire du vin rouge ou du vin blanc d'une merveilleuse saveur dans des gobelets d'or richement sertis de pierres précieuses.

    Il n'existait qu'une restriction : en aucun cas, il ne devait boire l'eau de la fontaine qui se trouvait dans le jardin et dans laquelle évoluaient des poissons d'or et d'autres couleurs. Chaque jour, de nouvelles raisons de s'amuser lui étaient proposées, de nouveaux passe-temps lui étaient procurés et de nouveaux visages lui étaient présentés, plus agréables encore, si cela était possible, que ceux qu'il avait vus auparavant. Ayant tout ce qu'un mortel peut désirer, le garçon voulut encore la seule chose qui lui était interdite. Comme Eve dans le jardin d'Eden, il était rongé par la curiosité. Un jour qu'il se trouvait près de la fontaine à contempler les poissons qui s'agitaient dans l'eau, comme personne ne le regardait, il plongea la main dans le bassin. Tous les poissons disparurent instantanément. Il porta l'eau à ses lèvres. Un cri indistinct retentit dans le jardin. Il en but. Le palais et tout son environnement disparurent et il se retrouva seul, sur la montagne, à l'emplacement exact où il avait posé le pied dans l'anneau des fées. Les moutons broutaient, là où il les avait laissés et les brumes accrochées à la montagne s'étaient à peine déplacées. Il pensait qu'il s'était absenté pendant plusieurs années ; en fait, il n'avait été parti que quelques minutes.


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  • oulala beaucoup de retard ... on va dire que j'ai pas eu une minute à moi cette semaine, alors jvais me rattraper avec plusieurs textes aujourd'hui ... et pour commencer, un poème d'amour ... ^^

    J'ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité.
    Est-il encore temps d'atteindre ce corps vivant et de baiser sur cette bouche la naissance de la douce voix qui m'est chère?
    J'ai tant rêvé de toi que mes bras habitués, en étreignant ton ombre, à se croiser sur ma poitrine ne se plieraient pas au contour de ton corps, peut-être.

    Et que, devant l'apparence réelle de ce qui me hante et me gouverne depuis des jours et des années, je deviendrai une ombre sans doute.
    Ô balances sentimentales.
    J'ai tant rêvé de toi qu'il n'est plus temps sans doute que je m'éveille. Je dors debout, le corps exposé à toutes les apparences de la vie et de l'amour et toi, la seule qui compte aujourd'hui pour moi, je pourrais moins toucher ton front et tes lèvres que les premières lèvres et le premier front venus.
    J'ai tant rêvé de toi, tant marché, parlé, couché avec ton fantôme qu'il ne me reste plus peut-être, et pourtant, qu'à être fantôme parmi les fantômes et plus ombre cent fois que l'ombre qui se promène et se promènera allègrement sur le cadran solaire de ta vie.
                                                       
                                                 Robert DESNOS
    , "A la mystérieuse", dans Corps et Biens

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  • Et oui, nous sommes tous des enfants, qui que l'on soit où que l'on soit....
    On se plonge maintenant dans le romantisme avec Goethe (olala, encore un truc barbant et inutile ... hey! on lit et après on aime ou on aime pas!). J'ai choisis deux extraits non pas romantiques, mais sur les enfants, qui expriment totalement ce que je pense d'eux.

    Les souffrances du jeune Werther 

    Que chez les enfants tout soit irréflexion, c'est ce que nos doctes pédagogues et gourveneurs ne cessent de répéter. Mais que les hommes faits soient de grands enfants qui, d'une pas mal assuré, errent sur ce globe, sans savoir non plus d'où ils viennent et où ils vont; qu'ils n'aient point de but plus certain dans leurs actions, et qu'on les gouverne de même avec du biscuit, des gâteaux et des verges, c'est ce que personne ne voudra croire; et à mon avis, il n'y a point de vérité plus palpable.

    Oui, cher W..., c'est aux enfants que mon coeur s'intéresse le plus sur la terre. Quand je les observe, et que je vois dans ces petits êtres le germe de toutes les vertus, de toutes les facultés qu'ils auront si grand besoin de développer un jour; quand je découvre dans leur opiniâtreté ce qui deviendra constance et force de caractère; quand je reconnais dans leur pétulence et leurs espiègleries mêmes l'humeur gaie et légère qui les fera glisser à travers les écueils de la vie; et tout cela si franc, si pur!... alors je répète sans cesse les paroles du Maître : Si vous ne devenez comme de petits enfants... Et cependant, mon ami, ces enfants, nos égaux, et que nous devrions prendre pour modèles, nous les traitons comme nos sujets!... Il ne faut pas qu'ils aient des volontés!... N'avons-nous pas les nôtres? Où donc est notre privilège? Est-ce parce que nous sommes plus âgés et plus sages? Dieu du ciel! tu vois de vieux enfants et de jeunes enfants, et rien de plus;


    (ptite réponse à Arawak si jamais il repasse par ici...je ne met que des textes d'autres personnes tout simplement parce que je ne sais pas bien écrire du tout! sinon bien évidement que moi aussi j'ai une préférence pour les créateurs, les vrais...encore faut-il en avoir la possibilité et le don! merci pour ton commentaire et si jamais tu repasses, laisse moi l'adresse de ton blog!)


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