Un ptit passage issu de "Pauline" de Dumas concernant la musique.
Jamais l'habile artiste n'avait poussé si haut les merveilles de son exécution, ou peut être jamais ne m'étais-je trouvée dans une disposition d'esprit aussi parfaitement apte à sentir cette composition si mélancolique et si passionnée; il me sembla que c'était la première fois que j'entendais supplier, gémir et se briser l'âme souffrante dont l'auteur du Freyschütz a exhalé les soupirs dans ses mélodies. Tout ce que la musique, cette langue des anges, a d'accents, d'espoir, de tristesse et de douleur semblait s'être réuni dans ce morceau, dont les variations, improvisées selon les inspirations du traducteur, arrivaient à la suite du motif comme des notes explicatives.